Le 19 avril sortait donc
Le Voleur de Souhaits et
Chaussette aux éditions Delcourt avec les dessins de Bertrand Gatignol et ceux d'Anne Montel.
Deux livres qui malgré leurs nombreuses différences partagent en réalité beaucoup.
Formellement déjà, Anne n'est pas que la dessinatrice de
Chaussette, elle a également assuré la moitié du lettrage du
Voleur de Souhait. Seuls les plus observateurs auront pu le remarquer car bêtement, nous n'avons pas pensé à la créditer pour ce travail...
Formellement toujours, le 4eme de couv. en damier est le même pour indiquer qu'on se situe en terrain commun.
Par ailleurs, les apparitions évidentes ou cachées des personnages d'un livre à l'autre, au delà du clin d’œil auto-référentiel, induisent qu'on est dans un univers partagé. Félix pourrait être élève dans l'école de Merlin ou Chaussette une vieille dame que croise parfois dans le parc la jeune Calliope. Qui sait ?
Ainsi, voici leurs apparitions dans le livre l'un de l'autre :
Dagobert dans Le Voleur de souhaits
Photo de Chaussette dans Le Voleur de souhaits
Félix, Calliope et le chien dans Chaussette
Il faut dire que j'ai toujours été fasciné par le côté "Comédie humaine" de Balzac et c'est pourquoi, depuis que je fais des livres, je considère qu'ils sont tous connectés entre eux.
Ainsi, vous pourrez au détour d'une case de
Chaussette, prendre des nouvelles de Gaël et Eglantine quelques années après
Les Jours Sucrés pour découvrir que leur bébé a bien grandi...
Vous voulez des nouvelles lointaines de Shä ? Il a vraisemblablement sorti un autre livre que
Les Petits pas (qui pour l'anecdote est le vrai nom de mon premier livre à moi) puisque Chaussette en fait la lecture sur son banc, avec Dagobert.
Amour à mort, de Shä Forenpome
Les lectures de Merlin sont également très saines puisque vraisemblablement, il a adoré le 2eme tome du
Temps des Mitaines au point d'avoir un poster sur son mur de chambre.
Pour finir, voilà un clin d’œil plus rare puisque la dessinatrice de
Chaussette et son mari (c'est à dire moi même) apparaissent dans la toute dernière planche du livre. Cette scène de lâcher de lanternes chinoises est authentique puisque c'est ainsi que nous avons clôturé notre véritable fête de mariage.
Finalement un détail de joie lors d'une scène de grande tristesse. Ainsi va le monde.
Voilà pour les petits secrets de ces deux livres.
Je change de registre avec plusieurs anecdotes.
J'ai déjà débattu plusieurs fois sur les réseaux sociaux de la limite de la pratique de l'envoi massif de services de presse. Un service de presse c'est quoi ? Comme son nom l'indique, cela consiste en l'envoi d'un exemplaire en amont de la sortie d'un livre à des médias qui pourront en assurer une forme de promotion par le biais de critiques, de chroniques.
C'est donc une démarche saine à la base.
Le problème qui se pose c'est que pour certains qui joueront le jeu de la critique, beaucoup d'autres n'en parleront pas (ça aussi c'est le jeu vous me direz) mais surtout parmi ceux-là, certains mettront leur exemplaire reçu gratuitement, en vente à prix cassé, le jour même de la sortie du livre.
Autant vous dire que j'ai que du mépris pour ceux qui se livrent à cette activité lucrative pour eux mais fort préjudiciable pour les auteurs. Ceux ci ne touchent en effet aucun droit d'auteur sur les exemplaires gratuits. Alors voir ces escrocs venir concurrencer vos livres neufs à vous en étant vendu sur les plates-formes de vente à prix sacrifié le jour de la sortie, ça fait un tout petit mal dans le fondement.
Rien de grave, mais le procédé pousse - à minima - à réflexion, je trouve.
Je termine ce post en signalant que je travaille dur dur. Deux autres livres chez Delcourt, mes petits romans chez Little urban, notre nouvelle série chez Métamorphose qui avance bien ainsi qu'une grande nouvelle à annoncer (à venir chez Rue de Sèvres), je reviendrai ici en parler.
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